Auteur :

Traoré Porna-Idriss – Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody à Abidjan (Côte d’Ivoire),

Résumé:

Depuis la crise militaro socio-politique de 2002, la majorité des infrastructures de la ville de Bouaké ont été détruites ou dégradées notamment celles du transport. Cette crise a entrainé le ralentissement de l’activité économique, entrainant un chômage de masse. Cette situation a engendré l’avènement d’un nouveau mode de transport urbain qui s’effectue à moto. Celui-ci se révèle comme un secteur pourvoyeur d’emplois et surtout de refuges pour les ex-combattants qui espèrent par cette activité se réinsérer socialement. Ce mode de transport s’implante dans le paysage urbain de Bouaké comme le seul alternatif, assurant le déplacement quasi généralisé de la population sur un territoire de plus en plus étalé et éclaté. Cependant, ce mode de transport génère d’importantes externalités négatives (une mobilité quasi généralisée, un étalement de la ville, une pollution environnementale, une violence criminelle de plus en plus préoccupante, un délitement du lien social etc.), faute d’une politique urbaine de transport performant et durable autour de ce mode de transport à Bouaké.